Press Release in “VEST” – ИНТЕРВЈУ: ЕЛЕН ЏЕНИ СО МУЗИЧКА КАРИЕРА ОД СТРУМИЦА ДО ПАРИЗ
by on février 25, 2014 in

Vest is a national Macedonian magazine – everyday newspaper. Read the article on the magazine online release!

Here is a translation in French of the article for the French public:

Interview : Ellen Jenny, sa carrière de musicienne entre Strumica et Paris

LES FRANÇAIS COMME LES MACÉDONIENS SONT DES BONS AMANTS

La chanteuse Elena Drvosanova ou Ellen Jenny, originaire du village Monospitovo près de Strumica, après quelques victoires à quelques festivals, a poursuivi sa carrière en France, et après 13ans de travail commun avec des musiciens reconnus qui s’est traduit par deux albums solo (un en version R’N’B et l’autre en version acoustique pop-folk), et deux albums en groupe (un de style blues et l’autre rock-électro respectivement), elle décide de retourner dans son pays et de se consacrer à la musique macédonienne. Elena dit que ses collaborateurs souhaitent qu’elle chante de nouveau en macédonien, car dans la vie on peut chanter, mais on ne devrait jamais oublier ses racines.

Ellen Jenny se confie à « Vest » sur sa carrière de musicienne, sur la réalisation de son rêve de Paris, sur sa récente réapparition sur le podium macédonien.

Comment t’es venu l’idée de retourner en Macédoine ?

Je travaille avec Raiss Tijani, producteur et chanteur franco-marocain qui a réussi à me persuader d’écrire à nouveau en macédonien, car je n’écrivais plus des textes en macédonien depuis 2001 quand j’ai quitté la Macédoine. Il me dit souvent : «  Tu ne peux pas aller de l’avant si tu n’introduis pas dans tes chansons quelque chose d’original qui t’appartient, qui fait partie de toi. Tu ne pourras jamais effacer le fait que tu es une Macédonienne. Et il ne faut pas. » Pour cette raison notre travail actuel porte sur un mixe macédonien et occidental. D’habitude, chaque mon concert à Paris, je le termine par « Makedonsko devojce » (Jeune fille macédonienne – chanson populaire très connue dans les Balkans). Les gens ne connaissent pas la langue, mais peuvent ressentir l’émotion de nos mélodies. Je souhaite à présent, à travers les chansons macédoniennes, présenter au monde ce petit bout de terre qui est mon pays. Présenter la Macédoine avec sa culture et ses traditions. Très sincèrement je suis fière que la plupart des gens de mon entourage connaissent mes origines macédoniennes.

Est-ce que ton expérience acquise en Macédoine a pu t’apporter quelque chose sur la scène française ?

À chaque fois que je chante, j’ai dans mes pensées l’année 1996 quand je travaillais sur ma première chanson «  Barem napisi mi » avec Slave Dimitrov. Il m’a dit : «  il ne s’agit pas d’écrire une chanson avec des notes en dehors de ta tessiture, un sentiment se transmet plus facilement si tu chantes dans ton échelle ». Je me souviens également de l’enregistrement de la chanson « Ti si moj grev » pour le Festival de Skopje en 2001, car chaque parole devait être chantée sans faute, avec diction et aucune lettre ne pouvait manquer.

Est-ce que tu écris en français ?

J’aime Paris. J’ai déjà chanté en français au Festival de chansons françaises de Skopje et au festival international de Split, tout comme ici, mais il s’agissait de chansons écrites par d’autres auteurs. Je n’écrivais pas en français jusqu’au mois passé, quand j’ai écrit mes deux premières chansons en français pour l’album qu’on prépare en 2014 avec mon groupe pop-folk-rock « The Yares ». J’ai mis 12 ans pour capturer le sens de la poésie française, et honnêtement ce n’est pas simple. Mais c’est un très bon entrainement.

Quels sont tes projets ? Si tu es en train de conquérir Paris peu à peu, te vois-tu dans une carrière internationale ?

En 2014 je prépare de nouvelles chansons en macédonien avec Raiss Tijani ainsi qu’un album avec mon groupe pop-folk-rock. J’ai également un rôle dans une comédie musicale où je chante en français. Ensuite, je traduis actuellement en macédonien une chanson française intitulée « Angelu moj » et je compte terminer la version française de « Tamu kaj sto si », la chanson qui a apporté la victoire à Risto Samardziev au festival Makfest. En ce qui concerne la question d’une éventuelle carrière internationale, pourquoi pas, tout est possible et rien n’est inenvisageable.

Comment es-tu partie à Paris, et pourquoi Paris ?

Paris était ma grande obsession depuis toujours. Je rêvais de Paris. Et quand je l’ai vu pour la première fois en décembre 2001, quelques mois seulement après ma participation à Skopje Fest, je voulais définitivement vivre ici. Cependant, c’était loin d’être simple, car j’ai mis six ans pour réaliser ce rêve, entre 2001 quand j’ai quitté la Macédoine, et 2007. D’abord, j’apprenais le français et je travaillais en Suisse, puis en 2005 j’ai poursuivi mes études universitaires à Besançon où j’ai étudié le Droit européen et où j’ai rencontré David, mon époux, qui est parisien, et en 2007 nous avons déménagé à Paris.

Quelles sont les chances de réussir dans une métropole où la concurrence est si rude ?

À Paris on vit à 300 à l’heure. Tu dois t’y mettre sinon tu te fais écraser par le temps. Je cours en permanence, du matin au soir, du lundi au dimanche. Ce qui m’impressionne le plus est la beauté de la ville, connue dans le monde entier, sa Tour Eiffel et Montmartre en passant par les Champs Élysées… Et ce qui est le plus étonnant, ce qui est moins connu, mais que les gens d’ici ne peuvent ignorer, ce sont les rencontres et les événements intéressants. Il peut arriver, par exemple, lors d’une promenade au bord de la Seine, tu peux rencontrer un groupe de gens qui chantent et qui font de la musique et tu peux les rejoindre comme si tu les connaissais depuis toujours. Il y a un grand nombre de scènes libres où tu peux participer sans avoir besoin de connaitre qui que ce soit, et tu prends alors le micro et tu chantes avec d’autres musiciens anonymes. Tu peux y rencontrer des touristes de tout genre, de tous les coins du monde… Et puis tu peux croiser des célébrités qui fréquentent un très connu restaurant de l’avenue des Champs Élysées. Tu ne peux pas dire qu’il n’y a rien à faire ici. Tu sors et tu vas certainement trouver une exposition ou une présentation théâtrale. Tu ne t’ennuies jamais. Néanmoins, même après quelques interviews accordées aux radios locales et à la radio nationale, et bien que mon clip a été diffusé par des chaines de la télévision française, je ne peux pas dire que je suis devenue célèbre. La concurrence est grande. Je sais qu’il me reste encore beaucoup, beaucoup à faire. J’écris seule mes textes et j’ai même appris à composer ma musique, car en arrivant à Paris j’ai suivi des cours de solfège pendant deux ans.

Mis à part la voix, à quel point la nudité et la sensualité peuvent être un atout pour une chanteuse ?

Le sex-appeal est un trait important pour chaque femme. Je ne dirais pas le plus important, mais il est tout de même important. Je pense qu’il faut trouver quelque chose d’original aussi bien pour la chanson comme pour l’apparence physique. Quelques années auparavant, j’avais une apparence différente et je n’accordais pas vraiment d’attention à cela. Mais un grand nombre de maisons de disque ou d’édition regardent d’abord ton apparence. Il en a aussi ceux qui observent ton charisme et ta capacité de rayonner sur scène. C’est ce que j’apprécie aussi. Je travaille quotidiennement sur mon charisme. Et mes photos démontrent que mon sex-appeal fait partie de mon charisme. Un autre point important est la spontanéité. Quand je suis sur scène, mon but final est de toucher le cœur du public. Quand je chante mes chansons, je suis heureuse et le public ressent ce bonheur.

Parlons des hommes français. Sont-ils meilleurs que les Macédoniens ?

Si on parle de leur façon d’aimer, il n’y a pas une grande différence. Les Français comme les Macédoniens sont de bons amants. Avec un petit plus pour les Français qui aident dans les tâches ménagères et qui savent surtout bien cuisiner. La gastronomie française est mondialement connue et les garçons peuvent charmer les filles avec leurs spécialités. Chez nous en Macédoine ce n’est pas le cas.

 

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Ellen Jenny © 2014